Archives de catégorie : maitres iconoclastiques

Dead Kennedys

Ce n’est pas un simple groupe de punk. C’est l’une des formations les plus acerbes, politiques et satiriques de l’histoire du rock américain. Là où beaucoup de punks se contentaient de crier « no future », les Dead Kennedys montraient pourquoi il n’y en avait pas, et qui en profitait.
Leurs textes sont anti-autoritaires, anti-consuméristes, anti-religieux et anti-conservateurs.

BK comme Bourbon Kid…

Santa Mondega n’est pas une ville. C’est un hémorroïde.
Un trou perdu où le soleil tape comme en juin 2026. C’est là qu’évolue le Bourbon Kid et sa bande. Têtes qui explosent, vampires invisibles et zombies parfumés, moines tueurs, diable en personne, Elvis chasseur de morts-vivants, barbie branleuse, et pape à tuer à tout prix.
Le tout servi en chapitres courts, sans temps mort, comme un film de Mario Bava monté par un boutonneux qui a trop regardé Chromosome III et Phantasm le même week-end.

Le blaze de l’auteur de ce joyeux bordel est Anonyme.
Ce britannique (dommage, mais on fera avec…) a envoyé son manuscrit à toutes les maisons d’édition qui ont répondu la même chose : «On ne sait pas dans quel rayon le mettre et vous refusez de donner votre nom». Il l’a donc collé sur Lulu.com en 2006. Son premier bouquin est auto-publié sans fracas ni tracas. En France, il est sorti en 2010 sous le titre Le Livre sans nom.

Depuis, 11 tomes et des brouettes de bidoches, de fesses pincées, d’homicides volontaires en millions d’exemplaires qui se feuillettent et l’auteur, lui, n’a toujours pas de visage.
Le style ? Gore potache, humour qui sent la pissotière est un hommage assumé aux séries B.
La bande à Kid est une confrérie de d’obsédés-psychopathes à morale très exclusive.

Les rumeurs ont fait le tour à propos d’ Anonyme. Toutes aussi débiles les unes que les autres (Qui pourrait croire sérieusement que le Charles III peut tenir une plume pour écrire!).
Lui se contente de se faire nommer par ses fans BK. Il a dit un jour jouir du plaisir de voir le monde se demander qui a inventé un tueur capable d’allumer une clope d’un souffle.
Dans un monde littéraire qui adore les auteurs Instagrammables, les dédicaces en librairie et les photos de café-latte à côté du manuscrit, Anonyme fait l’inverse.

Bienvenue au purgatoire…

L’iconoclaste a scanné une page au hasard de «Kill the rich!» et a demandé à Stable Diffusion en local de générer la résultante…

FQTBTM*

Salut Tata

FQTBTM des Snuls, tu connais?

Inspiré du nom d'un groupe de voleurs de poules «NTM» et du rap dégueulasse qui l'accompagne, laisse sous entendre qu'avant d'aller au lit, tu dois faire une bise à ta mère. Le gag principal repose sur le double sens de « baise » en Belgique (où « une baise » = un bisou) et le sens français cru du groupe sus-mentionné.
Et comme le bon goût ne laissent rien au hasard, il existe un clip/bonus où quelques snuls avec Benny B, Daddy K et le troisième dont j'ai perdu le nom,mais je m'en fout, y font les cons.
C’est [évidemment] filmé dans des conditions de merde absolue.
C’est le niveau de qualité snulle attendue: trash, mal fichue, surement improvisé, et complètement touché de la sainte iconoclastie!

Bill Mortensen

Photographe américain, dernier grand maître du pictorialisme, William Herbert Mortensen fut l’homme que Ansel Adams traita d’« Antéchrist ».
Technique radicalement anti-puriste, il raye, peint, superpose, utilise le procédé de destruction et d’abrasion pour faire de ses tirages des quasi-peintures ou des gravures. Pour lui, la photographie n’est pas un miroir du réel, mais un instrument de vision.

HTL

Consanguin boiteux, nain mal—fichu mais géant de l’affiche, Henri de Toulouse-Lautrec reste l’un des plus radicaux portraitistes de la modernité. Issu de la noblesse, il choisit de tourner le dos aux salons et aux chasses à courre pour s’immerger dans le Paris sulfureux de Montmartre.
Quitte à courir après la renarde…
Peintre, dessinateur, lithographe et fétichiste affichiste, il a fixé pour toujours l’éclat et la misère de la Belle Époque : les danseuses du Moulin Rouge, les prostituées des maisons closes, les ivrognes des cabarets, les étoiles de music-hall.
Là où d’autres voyaient le scandale ou le pittoresque, Toulouse-Lautrec voyait l’humanité — et il la peignait sans fard, avec une ligne nerveuse, une palette crue et une empathie rare.

Henry, comme d’habitude, n’a pas besoin de grand-angle pour être complètement sur la photo…

Rimbaud

Poète absolu, voyant et météore. De sa naissance à Charleville en 1854 à sa mort tragique à Marseille en 1891, Rimbaud a consumé la littérature française. En quelques années d’une fulgurance rare, il a légué une œuvre à la densité prodigieuse, devenant à jamais l’icône de la modernité poétique.