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Cet alphabet de l’âge des cavernes numériques, ces 256 signes sacrés qui faisaient de mon C64 un temple de l’abstraction graphique quand le dpi était une brique et que la couleur était un luxe en 16 variantes.
Avant l’Unicode, avant l’UTF-8 et ses émojis de merde, il y avait ça : des blocs, des lignes, des symboles bizarros et surtout la possibilité de mettre 4 pixels en 1!
C’était l’art ASCII sous stéroïdes 100% JCVD, la possibilité de dessiner une vague ou un tank avec juste des caractères écran, sans graphisme, sans Photoshop, sans rien sauf du temps et de la patience de moine copiste.

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Pour la photo!




On peut le dire: son humour est d’une pauvreté conceptuelle presque admirable. Tout repose sur le même schéma — le regard lubrique, la poursuite, le corps féminin traité comme un accessoire comique, la frustration sexuelle érigée en moteur unique de la gag machine. Les femmes y sont des proies joyeuses, des seins qui rebondissent, des jupes qui se soulèvent, des objets que l’on regarde, que l’on poursuit, que l’on rate.
Le rire naît de la répétition de ce rapport de force travesti en jeu. C’est efficace. C’est aussi, dès qu’on le regarde sans la nostalgie des années 70, d’une misogynie soft et permanente, d’autant plus insidieuse qu’elle se déguise en légèreté.
