
On peut le dire: son humour est d’une pauvreté conceptuelle presque admirable. Tout repose sur le même schéma — le regard lubrique, la poursuite, le corps féminin traité comme un accessoire comique, la frustration sexuelle érigée en moteur unique de la gag machine. Les femmes y sont des proies joyeuses, des seins qui rebondissent, des jupes qui se soulèvent, des objets que l’on regarde, que l’on poursuit, que l’on rate.
Le rire naît de la répétition de ce rapport de force travesti en jeu. C’est efficace. C’est aussi, dès qu’on le regarde sans la nostalgie des années 70, d’une misogynie soft et permanente, d’autant plus insidieuse qu’elle se déguise en légèreté.