Willy n’a jamais fait dans la ligne claire pure et dure. Il a fait du Vandersteen.
Un truc flamand, truculent, un peu sale et magique, et surtout des situations qui n’ont aucun sens logique. Jérôme branché comme antenne de radio : on le connecte à un appareil et il capte le tirage d’une loterie écossaise pour savoir si Bobette a gagné un château. Les singes prennent le pouvoir sur le monde et les humains ne remarquent strictement rien. Un dromadaire qui chante Piaf dans un arbre, Bobette qui habille discrètement sa poupée Fanfreluche parce que « les lecteurs pourraient la voir nue ». Des doubles qui sortent des tableaux de Brueghel, des voyages dans le temps avec une machine qui a l’air d’avoir été bricolée dans un garage d’Anvers.
C’est belge. Très belge.
