Journée belge de la boucherie

Dans un mois (du 02 au 04 octobre à la Place de l’Abbaye, 6870 Saint-Hubert) on célèbre ceux qui transforment un être vivant en côte à l’os avec la précision d’un peintre warhammer et la poésie de Mauvais djo.
Boucher·e n’est pas simple commerçant : c’est un artiste de la carcasse, un sculpteur de muscle, un magicien qui fait disparaître vessie, testicules et contenu de colons pour ne laisser que les filets, faux-filets, entrecôtes, rumstecks, basse-côtes, palerons, onglets, hampes et même poires, beaux comme le brisket d’Angelica Larsson*.
Pendant que d’autres plantent des arbres, roulent en vélo ou font reproduire des pandas, lui, il découpe, découpe, découpe…
Alors levez votre fourchette et souvenez-vous : derrière chaque morceau de bidoche, il y a un professionnel qui a eu le courage de dire « ça, ç’est bon parce que c’est gras! ».

Bonne fête aux boucher·e·s, et si l’estomac est capable, rendez-vous au traditionnel concours, le samedi 03, du plus gros mangeur de Borquin, le saucisson local.
Et pour les pratiquant·e·s de mouillage de doigts à l’eau bénite, y’ a messe le lendemain!

*Je ne te renvoie pas le lien qui pointe chez Instagram de la dite-référence, tu trouveras bien tout seul!