Consanguin boiteux, nain mal—fichu mais géant de l’affiche, Henri de Toulouse-Lautrec reste l’un des plus radicaux portraitistes de la modernité. Issu de la noblesse, il choisit de tourner le dos aux salons et aux chasses à courre pour s’immerger dans le Paris sulfureux de Montmartre.
Quitte à courir après la renarde…
Peintre, dessinateur, lithographe et fétichiste affichiste, il a fixé pour toujours l’éclat et la misère de la Belle Époque : les danseuses du Moulin Rouge, les prostituées des maisons closes, les ivrognes des cabarets, les étoiles de music-hall.
Là où d’autres voyaient le scandale ou le pittoresque, Toulouse-Lautrec voyait l’humanité — et il la peignait sans fard, avec une ligne nerveuse, une palette crue et une empathie rare.
