BK comme Bourbon Kid…

Santa Mondega n’est pas une ville. C’est un hémorroïde.
Un trou perdu où le soleil tape comme en juin 2026. C’est là qu’évolue le Bourbon Kid et sa bande. Têtes qui explosent, vampires invisibles et zombies parfumés, moines tueurs, diable en personne, Elvis chasseur de morts-vivants, barbie branleuse, et pape à tuer à tout prix.
Le tout servi en chapitres courts, sans temps mort, comme un film de Mario Bava monté par un boutonneux qui a trop regardé Chromosome III et Phantasm le même week-end.

Le blaze de l’auteur de ce joyeux bordel est Anonyme.
Ce britannique (dommage, mais on fera avec…) a envoyé son manuscrit à toutes les maisons d’édition qui ont répondu la même chose : «On ne sait pas dans quel rayon le mettre et vous refusez de donner votre nom». Il l’a donc collé sur Lulu.com en 2006. Son premier bouquin est auto-publié sans fracas ni tracas. En France, il est sorti en 2010 sous le titre Le Livre sans nom.

Depuis, 11 tomes et des brouettes de bidoches, de fesses pincées, d’homicides volontaires en millions d’exemplaires qui se feuillettent et l’auteur, lui, n’a toujours pas de visage.
Le style ? Gore potache, humour qui sent la pissotière est un hommage assumé aux séries B.
La bande à Kid est une confrérie de d’obsédés-psychopathes à morale très exclusive.

Les rumeurs ont fait le tour à propos d’ Anonyme. Toutes aussi débiles les unes que les autres (Qui pourrait croire sérieusement que le Charles III peut tenir une plume pour écrire!).
Lui se contente de se faire nommer par ses fans BK. Il a dit un jour jouir du plaisir de voir le monde se demander qui a inventé un tueur capable d’allumer une clope d’un souffle.
Dans un monde littéraire qui adore les auteurs Instagrammables, les dédicaces en librairie et les photos de café-latte à côté du manuscrit, Anonyme fait l’inverse.

Bienvenue au purgatoire…

L’iconoclaste a scanné une page au hasard de «Kill the rich!» et a demandé à Stable Diffusion en local de générer la résultante…